samedi, octobre 16, 2004

Premier entretien : jardinage, nettoyage et changement d’eau

J’ai réalisé aujourd’hui mon premier entretien complet depuis la mise en eau. Cela m’a pris la matinée pour jardiner, nettoyer, et faire un petit changement d’eau.

J’ai commencé par retirer les 10 litres d’eau prévus pour le changement d’eau (en les gardant précieusement néanmoins) : c’est toujours ça de moins pour jardiner.

La séance de jardinage a été évoqué dans l’article précédent « Premier jardinage ».

J’ai ensuite nettoyé soigneusement le fond du bac avec mon aspirateur, pour récupérer les déchets accumulés et également ceux du jardinage. Mes premiers pensionnaires n’ont pas eu l’air très impressionnés par ce nettoyage complet, ni par le jardinage d’ailleurs.
En vraie fée du logis, j’ai astiqué alors l’intérieur des vitres avec ma raclette anti algues.

Puis, j’ai finalisé le changement d’eau en introduisant 17,5 litres d’eau fraîche (mélange d’eau de source et d’eau de conduite) compensant les 10 litres retirés au début, l’évaporation depuis quelques semaines et les petites pertes lors des acclimations par exemple.

Enfin, j’ai nettoyé mon filtre externe. Je n’ai touché qu’aux masses dévolues à la filtration mécanique et non à celles de la filtration biologique qui doivent garder leur flore bactérienne. Et même pour mes mousses « mécaniques », je n’en ai nettoyé qu’une sur deux, en utilisant les 10 litres d’eau du bac récupérés lors du changement d’eau. Cela permet de préserver les bactéries, car le chlore de l’eau de conduite aurait fait des ravages. J’ai nettoyé également le perlon en sortie de filtre qui garantit la filtration des dernières micro-particules.

Il y a beaucoup de débats et de théories sur les changements d’eau et le nettoyage des filtres. Je vais voir à l’usage sur qui semble le mieux convenir à mon bac.

Premier jardinage

J’ai donc attaqué la taille des plantes. Mes plantes ont connu pour l’instant des fortunes diverses depuis la plantation (voir les articles « plantation »). Mais certaines avaient déjà besoin d’une coupe, seulement 25 jours après.

La bacopa australis a eu l’honneur d’être la première... ou plutôt le malheur ! ;)
J’ai commencé par couper les plus longues tiges directement dans l’eau, mais je faisais en fait de trop petites boutures. Finalement, j’ai retiré la plante et je l’ai travaillé sur un plastique. A force de taille, j’ai fait deux petits bouquets de brins, les uns étant des hauts de tiges, les autres des bas de tiges avec un peu de racines, mais avec trop de perte.
J’avais envisagé d’en donner à un aquariophile rencontré sur le net, mais je n’ai réussi à lui sauver que quelques brins. Et malheureusement, je les ai oublié durant le nettoyage et je les ai retrouvé tout secs ! :(
Il faudra faire mieux la prochaine fois, en espérant qu’elle reprendra aussi bien qu’à la plantation.

J’ai ensuite retaillé la cabomba caroliniana. Cette plante pousse en hauteur et le bas des tiges s’étiole. Avec mes problèmes d’algues, ils ont même pourri. J’ai donc coupé pour ne garder que la partie saine, retiré le bas du bac et replanté les tiges après avoir enlevé les feuilles du bas (sinon elles pourrissent).

Après ces échauffements, je me suis lancé à l’assaut de la forêt vierge qu’est devenu mon heteranthera zosterifolia. Cette plante a également poussé en hauteur, avec moults racines adventives à tous les niveaux. Au final, j’ai gardé le haut bien feuillu des tiges, en laissant les racines adventives en bas, comme pour faire des racines. Mais j’ai retiré tout le bas, dont les racines initiales. Cela m’inquiète un peu pour la suite mais je ne voyais pas comment faire autrement. La bonne nouvelle est que j’ai pu faire trois bouquets étoffés à partir d’une seule plante.

J’ai enfin coupé quelques feuilles mortes de mes alternanthera rosaefolia (ainsi que des racines adventives), de ma sagittaria subulata (qui semble dépérir après avoir poussé de belle manière - incompréhensible), et repiqué quelques stolons de mes hydrocotyle leucocephala.

Après une heure et demi de travail, je suis assez perplexe : avec la taille, les plantes ont rapetissé et je me retrouve quasiment 25 jours en arrière, mais beaucoup moins confiant qu’alors, car beaucoup de racines ont disparu dans cette séance de jardinage.
Heureusement, la découverte de nombreux stolons chez mes echinodorus tenellus et mes lilaeopsis brasiliensis m’a apporté un peu de réconfort.

dimanche, octobre 10, 2004

Premiers pensionnaires

Cinq semaines après la mise en eau et 17 jours après la plantation, le temps est devenu trop long : il me fallait des poissons.

Le problème était que je n’avais pas constaté le pic de nitrites. Je n’ai pu commencer les tests que juste après la plantation. Soit le pic a eu lieu avant, soit il n’a pas eu lieu, ou soit il n’a pas été suffisamment long et fort pour être perçu, cette dernière hypothèse étant la moins probable. Il a pu avoir lieu durant les trois premières semaines, d’autant que j’avais introduit un activateur vendu avec l’aquarium (Rena Stress Zyme), mais il manquait peut-être de la pollution pour nourrir les bactéries. Sinon, il n’a pas eu lieu et il serait alors imminent.

Pesant le pour et le contre, je décidais d’introduire un tout petit nombre de poissons et de me préparer à prendre des mesures d’urgence en cas de montée des nitrites.

J’ai choisi de commencer par des espèces participant le plus à l’équilibre du bac, ceux qu’on appelle communément - et à tort - les nettoyeurs. A tort, parce qu’ils ne nettoient pas vraiment pour la plupart et que, surtout, ils ne sauraient remplacer un entretien régulier. Pour autant, leur action est bénéfique et donc autant la faire commencer au plus tôt, surtout s’il s’agit d’attaquer les algues qui menacent mon bac.

En fait, mon premier choix était d’introduire quelques crevettes caridina japonica. Malheureusement, lors de ma visite à L’Aquarium Tropical hier matin, il n’y en avait plus. J’ai donc pris à la place 4 otocinclus affinis.


Otocinclus affinis en pleine action ! ;) (source)

Pour les acclimater, j’ai éteint mon éclairage, mis le sac à tremper dans le bac pour équilibrer la température, puis introduit progressivement de l’eau de l’aquarium dans le sac pour réduire le choc osmotique. Au bout d’une heure et demie, j’ai enfin lâché les poissons (mais pas l’eau du sac !). Encore 30 minutes dans l’obscurité et enfin fiat lux !
Mais les poissons sont restés cachés, ou fixes (prostrés ?). J’étais un peu réservé sur l’avenir.

Malheureusement, l’après-midi, je décidai de visiter une bourse aux poissons à Ivry. Malheureusement car je n’ai pas résisté à l’envie d’acheter 5 corydoras sterbai. Ils étaient si mignons petits comme ça, si malicieux, et si bon marché ! ;)


Trio de corydoras sterbai (source)

Me revoilà à refaire ma procédure d’acclimatation. Mais là, gros changement : après s’être plutôt cachés quelques instants, les 5 poissons ont rapidement pris possession du bac, circulant à toute vitesse, dans tous les sens.

Cela a révolutionné la relation de la famille avec l’aquarium. Mes deux filles les plus grandes ne l’ont plus quitté, la troisième de 15 mois a pointé du doigt les poissons, et - signe ultime - même ma femme s’y est intéressée !
Rien que de nous voir tous les cinq autour, à scruter et à commenter les moindres mouvements de ces 9 premiers pensionnaires m’a fait oublier l’attente et la somme dépensée.

D’autant qu’ils nous ont gâté en soirée : même les otocinclus se sont mis en mouvement tandis que les corydoras faisaient la farandole dans le rejet du filtre. Certains traversaient la longueur en un instant. Etaient-ils en pleine forme ou complètement stressés ? Allaient-ils passer la nuit ?
Heureusement, tout le monde était bien là ce matin, et déjà bien réveillé. Les otocinclus et les corydoras ont même l’air de jouer ensemble : c’est surprenant.

Les filles m’ont déjà demandé d’autres poissons. Mais j’ai décidé de rattraper ma faiblesse par de la fermeté : pas avant une semaine au moins ! Et j’ai repéré les meilleurs traitements contre les montées de nitrites au cas où.

Liens :
- La fiche de l'otocinclus affinis sur AquaBase.org
- Le site otocinclus.com [AN]
- La fiche du corydoras sterbai sur AquaBase.org
- Article de Véronique sur le corydoras sterbai

18 jours après la plantation

A mon retour après 4 jours d'absence (au lieu des 6 prévus), le bac était dans un état catastrophique : les algues filamenteuses l'avaient envahi. Je ne sais pas pourquoi, car je n'arrive vraiment pas à me rappeler cette action, mais le rejet du filtre était réglé au minimum. Je pense que cela a favorisé la croissance débridée des algues.
Je l'ai nettoyé grâce à mon aspirateur, j'ai remis le rejet au maximum, et depuis, l'état reste stable.
Aujourd'hui, 18 jours après la plantation, les plantes ont continué sur leurs lancées respectives, déjà décelées au 10ème jour.


Juste après la plantation
Il est pas beau, mon bac ? ;)
3 jours après la plantation

6 jours après la plantation (apparition des algues)

10 jours après la plantation (après nettoyage)

17 jours après la plantation

Le bac semble de plus en plus sombre sur les photos, du fait des plantes qui ont atteint la surface. Sans flash, la lumière commence à manquer, mais avec, la photo est médiocre.
Les photos mettent également en exergue un autre problème d'éclairage : les extrémités sont sombres. En effet, mon bac de 120 cm de long est équipé de tubes de 90 cm. Il manque donc 15 cm de chaque côté.

Tout ceci me convainc d’anticiper l’achat d’un éclairage supplémentaire, afin d’augmenter la puissance et également de mieux couvrir les extrémités. Les T8 en 120 cm étant trop grands, et ceux en 105 cm trop rares, je m’oriente vers un T5 de 115 cm et 54 W. J’aurai alors 114W pour un 180 litres réels, soit 1W pour 1,6 litres.